Devenir grande (et prof) !

23 mai 2012

Oui, j'aime parfois aussi Beckett (enfin surtout Oh les beaux jours!)

 

Il y a un peu plus de 10 ans, pour mes 17 ans, après les cours au lycée à 11h, la veille du jour J sans doute, le jour J étant férié, nous étions parties avec ma mère pour une expédition pour Toulouse en voiture. Le but : aller faire les puces et acheter des vêtements. Nous aurions pu prendre l'autoroute et faire le trajet en 1h15, mais non, nous étions passées par les départementales, 2 heures de route, la conduite accompagnée, se garer quand on trouve une place, sauf qu'il restait bien 30 minutes de marche avant le Capitole... La journée avait été épique aussi, pas trouvé grand chose, l'air de clochardes avec nos sacs à dos et nos airs crevés... Quant au pantalon de velours vert côtelé acheté ce jour-là, il a très vite disparu je ne sais où et, pour le bon goût, c'est sans doute mieux.


Toujours est-il qu'à Toulouse il y avait des affiches de En attendant Godot. A l'époque, en terminale, je n'avais pas des goûts aussi arrêtés qu'aujourd'hui (traduire : "je n'étais pas aussi culturellement réac !"), mais je commençais à savoir que Beckett était quelqu'un qui avait compté. On s'est renseigné, et il restait quelques places. Vers 19 heures, nous nous sommes donc assises au tout premier rang de la grande salle du TNT. Et nous nous sommes à tour de rôle endormies. C'était loooong, nous n'étions sans doute pas bien placées, et je ne connaissais jusqu'à lors du théâtre que les classiques des XVII et XVIIIème siècles. Ca m'a fait entrer dans la réaction et un certain rejet du XXème...

Quand 3 ans plus tard notre prof de français de khâgne nous a emmenés voir, à nouveau au TNT mais dans la petite salle, Oh les beaux jours !, je m'attendais au pire, et c'est limite si je n'avais pas emporté mon oreiller ! Et pourtant j'ai a-do-ré. Un vrai rayon de soleil, avec une actrice argentine, un accent chantant, et un coup de coeur pour la pièce.

 

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Quand nous sommes allés à Paris en février, la mise en scène avec Catherine Frot se jouait, mais nous étions débordés... Et puis nous sommes rentrés et j'ai vu qu'elle venait à Carcassonne le 19 mai. Plein week end de l'Ascension, des copains devaient venir. Je n'ai pas pris de place. Et puis on a su qu'ils ne viendraient pas, et j'ai été chercher des places au théâtre le matin même. 2ème balcon, mais en face. Pas très bien assis, mais quel spectacle. Magnifique décor transformant C. Frot en sorte de sirène, ou lui attribuant une robe de magnifique roche marine ondulante... Performance d'actrice aussi, toujours, cette pièce. Donc oui, j'aime parfois aussi Beckett !

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Indian Palace (The best exotic marigold hotel) de John Madden.

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A Paris, souvent, en mai et juin, on constatait que des occasions de sortir, de recevoir, d'aller prendre un verre s'improvisaient... Eh bien hier, tadam, c'est dans notre nouvelle petite ville qu'après un ciné (prévu), un repas entre copains s'est invité au programme ! En ces temps gris et pluvieux, en ces semaines d'attente sur lesquelles se greffe une inspection dans 8 jours, un voyage en Inde cinématographique et une soirée amicale ont mis un peu de soleil fictif !

 

 dev patel dena tesae

maggie smith

judi dench

 

Revenons-en au film. Si on y retrouve l'Inde et Dev Patel, rien à voir avec Slumdog Millionnaire. Les "vedettes" de ce film, ce sont ces hommes et ces femmes à l'aube de la retraite qui, séduites par une publicité pour un hôtel en Inde payant l'aller aux personnes âgées qui veulent venir y vivre, quittent l'Angleterre pour une nouvelle vie. Parmi eux, des personnages divers, joués entre autres par Maggie Smith (remember Harry Potter, notamment...) ou Judi Dench (j'ai passé tout le film à me dire que je l'avais déjà vue dans un film mais lequel... et elle jouait la grand-mère dans Chocolat avec Juliette Binoche et Johnny Depp... et plus de cheveux !). Bien sûr le film n'échappe pas aux clichés sur l'Inde, mais c'est aussi car ces Anglais déboulent avec leurs préjugés... Bien sûr le film est quasi-entièrement en entier (critiques de Critikat, entre autres), mais on rit, on est ému, ça s'en va et ça revient, et on a envie de se répéter, comme dans le film, qu'"à la fin ça finit bien, sinon ça n'est pas encore la fin"!

 

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Un regret, exprimé par les profs d'anglais avec qui j'étais : pourquoi cette manie de traduire des titres anglais par un autre titre anglais ? 

En tout cas, un vrai moment agréable, de douceur, de détente...

 

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20 mai 2012

Après, on peut !

 

Il y a quelques semaines, je vous montrais l'affiche espagnole de La Conquête : De Nicolas a Sarkozy. Il y a quelques semaines, j'aurais été incapable de supporter le film, me disais-je. Après l'avoir à présent vu, je me dit, qu'en effet, j'avais besoin de savoir que NS n'était plus président pour supporter le film. Podalides y fait une extraordinaire prestation, plus vrai que nature. Il en est de même pour les acteurs campant Chirac, Cecilia (Sarkozy)(Attias), Rachida Dati... Ah, les arcanes du pouvoir... les femmes... et ce alors que je lis Les femmes du Roi-Soleil de Simone Bertière, vulgarisation historique très sérieuse qui m'aide à y avoir plus clair sur le rôle des femmes autour de Louis XIV pour mieux lire Saint-Simon... 

 

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16 mai 2012

La prof en maillot d'bain (2)

 

Gamine ni plus ni moins sage. Plutôt relou ceci dit. A passé son temps à découper du papier. Et m'a demandé en chuchotant (sa place ets devant mon bureau, mais avec cette classe je suis plutôt debout et partout ailleurs) : "Vous vous souvenez que vous m'avez vue à la piscine ?". Ben non, je suis gâteuse ! 

 

Et en bonus ce matin, dans le collège du matin aux enfants plus lambda : question d'un élève : "ça veut dire quoi, les flancs?" (on est dans Le Cid). Réponse d'un autre : c'est comme Flamby", avec un grand sourire, genre je m'y connais en politique. "Euh, non, rien à voir", répond la prof.



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14 mai 2012

La prof en maillot d'bain !

 

Il paraît que c'est un blog de prof, ici ;-). Et pourtant, je le reconnais, cette année, peu d'articles de "prof".

Mais ça y est, c'est arrivé : je suis tombée sur une élève à moi à la piscine. Ca risquait plus d'arriver maintenant que je travaille pas loin de l'endroit où je vis, plus que quand c'était à plusieurs dizaines de kilomètres, et à des années-lumière mentales !

Je sortais de l'eau, exceptionnellement en maillot deux pièces particulièrement pigeonnant... Aurait-il mieux vallu mon maillot une pièce en fin de course tout élimé, tout déformé, presque transparent ? Toujours est-il que nez à nez avec une élève. Qui a mis quelques dixièmes de secnde elle, à reconnaître cette femme qui lui disait "Bonjour Justine !", vu que j'avais encore mon bonnet... et elle non ! 

Et après. Rien. Bon, on a quand même pris chacune une douche dans le même espace, aux deux bouts. Sera-telle du coup plus régulièrement agréable en classe ? Plus casse-pied ? Elle fait partie de ceux qui font la meteo de mes cours de 5ème bouche-trou depuis janvier. Un iracle déjà que j'aie su son prénom, car ce n'est pas le cas de tous ses camarades !

En tout cas ça m'a fait me dire que je préfèrerais vraiment ne pas être en poste dans le collège pile à côté de la piscine !

 

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13 mai 2012

Normal !

 

Certains d'entre vous ont dû être étonnés que je n'écrive rien ces derniers temps à l'actualité politique chargée et, je n'en doute pas, joyeuse pour vous comme pour moi... J'ai beau avoir peu cours ces derniers temps, mardis et jeudi férié obligent, le temps court, court...

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Grande joie donc dimanche dernier, grande joie que nous avions choisi de partager et de vivre à Toulouse... Nous avions décidé de ne pas être seuls en cas de défaite de François Hollande et pensions que le moment de la victoire prendrait une plus grande envergure encore pour nous si nous le partagions au Capitole... Tête du nouveau président vue à 20 heures au nouveau café "Chez ta mère" à Arnaud Bernard, rempli de gens joyeux, avec de la limonade bio, de la bonne bière bio, du bon saucisson bio, (du jus de raisin bio et très bon Réveil Matëns aussi, mais on n'en a pas pris ;-) ), bien assis grâce aux copains and co arrivés avant nous, cris de joie, avec en écho une dame qui criait "rembale le matos !", et une fois le discours de l'ancien président écouté, direction le Capitole qui se remplissait. Passage devant Saint Sernin sous une lumière magnifique (pas d'appareil photo ce soir-là. Les images sont dans la tête). On a croisé des gens qui souriaient et d'autres qui faisaient franchement la tête. Au Capitole, on y a vu des jeunes et des moins jeunes, des drapeaux divers et variés, on y a entendu la Marseillaise et l'Internationale, on y a entendu "J'espère qu'on va y arriver", on était contents d'être là, d'en être arrivé là... Passage à un très bon kebab rue Gambetta, avec du bon pain, et des menus Zidane et BFM TV à l'intérieur et la fin du discours de Hollande à Tulle, et le départ pour Brive puis Paris... Retour au Capitole, puis repris de la voiture, vers chez nous. Entendu enfin le discours à la Bastille...

Le lendemain, euphorie de #lechangementc'estmaintenant, de #l'efficacité c'est maintenant, et en même temps reprise des mensonges de la droite dans les medias, sur twitter, à la télé, à la radio. 

8 mai, lecture au JO du décret sur l'évaluation des enseignants, signé par 7 ministres le 7 mai, quelle classe ... Dans la foulée, annonce par le site de F. Hollande de l'abrogation dès le 15.

Polémiques inutiles sur le drapeau, sur Ayrault, sur... 

Je me dis qu'on ne devait pas être beaux à voir il y a 5 ans, quand je vois les rangs de la droite. Mais je n'ai pas souvenir de tant de mensonges. Encore J F Copé sur les radios publiques tout à l'heure ... Même sur le bilan pour sa propre ville, il ment : il dit que certains quartiers sont devenus tellement mieux qu'ils ont changé de nom... Certes. Mais les plus défavorisés de ces quartiers sont allés dans le quartier d'à côté qui se paupérise... Mais on n'est pas à un mensonge près. Et ce slogan : "choisir la France"... Je rêve !

Encore serrer les dents, et les desserrer pour dénoncer les mensonges jusqu'aux législatives... Dire et redire que si l'UMP les gagne, ce sera certes une cohabitation, mais que ce ne sera pas un partage des pouvoirs mais bien redonner le pouvoir à la droite.

 

Par ailleurs, profiter. Du beau soleil estival de vendredi, d'un précieux week end à base de robes d'été, de promenade sur les bords de l'Aude, de verre à la cité, de marché, de cuisine à deux, de lectures agrégatives intéressantes, de piscine, de jeux, de Depardon, d'Ambrosia, de Montolieu...

 

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23 avril 2012

Du vrac ni forcément joli ni forcément représentatif de Barcelone.

 

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Après l'agreg, après une semaine de folie, 4 jours à BCN, comme on dit. De la marche, un peu de soleil, des oiseaux verts, beaucoup de gris, du vin, du sommeil, de la marche, des parcs, un peu de pluie, des musées, de la marche, mal au pied, des affiches de films français traduits, des expos, des restos, du pain à la tomate, un contrôle de douane et c'était le retour en France...

2 semaines rendues finalement assez maussades par le temps, mais avec des moments agréables, des jeux, de la neige, des longueurs, des romans de chevalerie, et pour finir, un vote. Et une trouille pour deux semaines. En espérant que cette autre image de BCN ne se prolonge pas : 

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06 avril 2012

Je suis venue, j'ai vu ...

... et en tout cas je suis plutôt contente de moi. Assez en tout cas pour bosser chaque jour un peu ou un peu plus en direction d'oraux d'agreg espérés...

Les épreuves écrites sont terminées depuis une semaine, et l'enchainement avec une semaine de cours m'a laissée sur les rotules, d'autant que j'ai eu un remplacement de 5 heures en plus. Mais ça y est, vacances pour 15 jours... bien chargés évidemment : entre le travail quotidien pour l'agreg, quelques jours à Barcelone, la famille, les copains, des cours à préparer pour la rentrée...

Enfin, une semaine que je positive, que j'espère suivre les traces de L'admissible en histoire-géo qui j'espère me montrera le chemin de l'admission...

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20 mars 2012

Et le documentaire fut.

 

Du moins pour moi. La révélation s'est produite il y a deux semaines de cela. 2 soirs de suite, 2 soirées de projection de documentaires en avant-première avec débat avec le réalisateur. Le philosophe était motivé pour Bovines de Emmanuel Gras et moi pour Entre les Bras de Paul Lacoste. Donc l'un, puis l'autre. Deux soirées portées et animées par la super programatrice du cinéma art et essai de Carcassonne mais aussi je crois de toute la partie art et essai des cinémas Cap Cinema. 

Bref, je m'égare. 

Les documentaires, pour moi c'était ou des trucs militants que ma maman voudrait bien que je regarde, sur le climat sur les OGMs sur les pesticides sur je ne sais trop quoi très à gauche, ou bien, chez d'autres, très à droite... ou bien au contraire Enquête exclusive ou Capital des voix off et un sujet pas forcément passionnant et des images pas forcément travaillées. 

 

 

bovines 

Et puis j'ai vu Bovines. Bon, soyons sincère, je me suis endormie par moment et il semblerait que j'ai raté les moments forts du film -le vélage, les moments de la fin avec des hommes- mais j'en ai quand même assez vu pour conclure à la beauté du film -ah les images de pluie, de fleurs-, à sa scénarisation à sa manière, avec la scène du sac plastique confirmée par le réalisateur, ou encore l'avancée des vaches qui prennent possession de l'écran petit à petit. Pas de bande son autre que celle travaillée avant l'ingé-son pour intensifier les cris des vaches ou les bruits d'insectes ou de pluie. 

 

entre les bras 

Le lendemain, Entre les Bras. Moins fort sans doute. Mais intéressant par ailleurs, et permettant encore de voir le travail du documentariste. Ses choix. La nécessité de se fondre autant que possible dans le milieu de ceux qui ne sont pas des acteurs. Paul Lacoste, prof à l'ESAV, explique avoir commencé à filmer la cuisine avant que ce ne soit à la mode. Moment intéressant sur la vie d'un petit cinéma quand la programmatrice a expliqué qu'il y a quelques années elle avait choisi de ne pas programmer El Bulli dans lequel elle trouvait que le réalisateur n'avait pas l'air d'aimer ce qu'il filmait. Là, ça se voit, il les aime ses Bras(prononcer Brasssss), Michel et Séba, et les femmes, et les enfants, et la mamie, et les plats qui deviennent personnages, le gargouillou, mais aussi ce dessert réinventé au Japon. Tant que j'y suis précisons que le restaurant au Japon n'appartient pas aux Bras, qu'il y a juste une sorte de franchise de leur nom et une reproduction d'une partie de leurs recettes.

 

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Et même si ce ne serait sans doute par pour y faire du gargouillou, ça aurait quand même de la gueule les Bras à la place de Castela, plutôt qu'un orange ou un apple, non ? En face de chez Constant au Bibent !

 

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19 mars 2012

Il y a des jours comme ça...

 

Finalement très peu de travail. D'abord une liste des postes vacants dans mon département fort étonnante, décevante, avec des créations de postes FLE là où je pensais qu'il y aurait des postes vacants "lambda", des postes partagés... Et puis LA nouvelle qui a pris de l'ampleur dans la journée. Les morts ne reviendront pas... mais j'espère la fin proche, le retour à l'ordinaire des medias, de la plupart des gens, de la politique aussi.

 

Bref, il faudra faire mieux demain (dès ce soir ?).

 

 

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